Stalker

Album cover art for "Stalker" by Lucio Bukowski

Lucio Bukowski - Rap, France

Stalker

5K Plays

Duration: 13:11

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Lyrics

Language:

[Couplet 1] L'Sil fix� � l'absence �vidente de montre � mon poignet Je laisse passer quelques vies d'ici le bus de la demie � moiti� joie, � moiti� rien mais, puisque r�gne l'agonie Je r�gle l'addition, os broy�s et voix au lait caill� Le Diable tenant l'arme encore fumante lev�e sur le Monde Fredonne un succ�s populaire tournant sur une radio de merde �l�ve une chope � moiti� bue d'un beau liquide teint� de vert Le reste, c'est l'imaginaire brouill� �tendu sur le monde Les mythes fraudent aux portillons, ils sont un vague espoir Mille fois pr�f�rable � leur nihilisme de pauvres bougres Penses-y, le chant des turpitudes s'affale au fond du bouge La vie dans les iris, je fais le mort que les salauds laissent choir J'ai tra�n� le nuit derni�re avec Nick Cave et quelques mauvaises graines Caf� br�lant dans la gorge, barre en m�tal � l'�me D�pouill� de terreur au moins pour deux/trois heures au calme J'entrevois les entrelacs subtils de gr�ce qu'ils ont maintenus bl�mes [Couplet 2] Pugilat g�n�ral d'ici la fin, budget hollywoodien Les seuls effets sp�ciaux que je ma�trise sont des figures de style Ne payerai pas ma place, la prendrai et, si j'oscille Me plongerai dans un d�sert bien plus r�el que le saoudien Qu'est-ce que nous cherchons ? C'que nous trouvons est-il un songe ? Nous noyons-nous dans la folie ? La bou�e est-elle pi�g�e ? Chaque radeau est � construire, sommes-nous des cit�s assi�g�es ? Des quatrains sur des ratures, des ratures sur des mensonges Toutes ces id�es nous ont bris�es Foules aveugles dans un colima�on Avec chacun son avis mais nulle part un �quilibre Alors, oui, nous progressons tel l'unijambiste ivre Et cette fiert� sur le front, c'est nos erreurs que nous tra�ons La m�t�o n'annonce rien du c�t� de nos d�luges Int�rieures sont nos chutes, mais nos chutes nous laissent de marbre J'n'ai plus vraiment de statut, comme les fruits qui naissent de l'arbre N'ont pas de carte d'�lecteur puisque aucun des leurs ne gruge L'hyst�rie viendra gonfler les bourses des proph�tes La seule r�v�lation, c'est celle qu'on trahit nos futurs Logique que les gosses veuillent recouvrir leurs plaies de haute couture Et rien n'les arr�tera, ni vos lois ni vos troph�es L'oiseau trimbale sa propre histoire, la mienne m�rite-t-elle mieux ? Elle se perd dans des bouquins et dans des id�es sur la mort Derri�re chaque nativit�, la date d'expiration s'amorce Mon requiem, je l'�crirai, mais s�rement pas dans un tel lieu Face � la ville, je d�p�ris ; entour� de montagnes, renais L'oc�an m'offre des armes plus puissantes que l'hydrog�ne Perdre nos ann�es car la routine resserre nos cha�nes Les d�cisions se figent et l'eau stagnante prend le relais �chapp�e possible dans une possible �chapp�e Atrophi�s, nos sens s'adoucissent et puis se taisent Sculpt�s dans la glaise du confort et de la graisse Les excr�ments du Leviathan retomb�s sur nos cr�nes scalp�s Je m'demande pourquoi j'�cris, puis me r�ponds de la fermer Ne me vexe pas pour si peu, il faut savoir prendre sur soi Ainsi la fourmi et les Dieux, ainsi le tueur en sursis Remarquez que c'est toujours dans la paix que la guerre na�t Intern� dans leur foutue libert� de portes ouvertes Je glisse leurs cachetons sous ma langue et les recrache d�s qu'ils s'�loignent Tous pris dans le capitonnage, seulement combien t�moignent ? Pendant qu'nous crevons en silence, de sang, nos vies en sont couvertes D'amour aussi et j'imagine que �a fait marrer les d�mons Le droit chemin est montagneux, il a ses risques et ses lacets Il pourra bien se pendre avec, enterrement au rabais Tout est march� potentiel, des pierres tombales ont des n�ons J'envisage de d�figurer mon art Pour qu'il voyage anonymement, je connais quelques bons faussaires Qui se chargeront du passeport, de la photo et du glossaire Pour mieux bourlinguer, mon fr�re, je me d�leste de mon arme Dans mes d�couvertes, je me perds Dans mes pertes, je me d�couvre, j'entends le chuchotement des rois La bande magn�tique crachant "Bismillah Khan" dans mon effroi Se transforme en �vidence sur des chemins sans rep�re Sans m�tro ni politique, sans fa�ade, noirci de gr�ce Sans ego cherchant � �craser le reste sous son poids L'autre est l'autre et un peu moi, donc il partage mon repas Et un verre de cet alcool, j'ai un excellent Single Cask Dans le caisson d'un bus de nuit, la ville me para�t un cosmos Entre les phalanges d'un g�ant, les nations ne sont qu'osselets Fr�re, nous sommes si peu, �tre certain, comment j'oserais ? L'�paisseur d'une feuille de cigarette entre chaos et osmose Ils vivent en achromate, sans nuance ni couleur La col�re r�git leurs nerfs telle une soliste int�rieure Sur un �lot solitaire, sans r�pondeur ni bulle d'air Je suis en qu�te de qui�tude, loin des obsessions p�cuniaires Je jette mon fils en l'air, le rattrape et il se marre Dire qu'il perdra cette confiance, pris dans un monde de confusions J'aimerais lui offrir les outils, eux n'ont qu'la bombe et la fusion Alors j'lui chantonne mon amour, � cette heure o� l'jour se barre Chacun lutte � son �chelle, certaines n'ont plus beaucoup d'barreaux Sinon fermant des cellules, o� le Temps termine le travail Chacun ses matons autant de formes que de cravaches Ils veulent redresser les Hommes, ne font que serrer le garrot Dans nos trag�dies modernes, le chSur ne la ram�ne pas Les h�ros ont des smartphones, des Stan Smith, des vies clinquantes Le seul grec qu'ils connaissent fait le menu � sept cinquante Tout l'monde s'fout d's'�manciper, chacun son paradis bourgeois L'heure viendra o� les minutes n'auront plus une seconde � elles Et le trou noir qui nous attire ne serait qu'une mauvaise blague du Temps Est-il pr�f�rable, mon pote, d'�chouer en luttant Que de gagner cette fausse partie dans un n�ant mutuel ? Je vois mes cong�n�res d��us, s'aimer puis se ha�r plus fort Quelle diff�rence entre les deux ? Les sentiments se diss�minent �tre vainqueur selon les r�gles serait de corrompre ses lignes Il y a mieux qu'vos lois, c'est de n'rien accepter du sort Fabriquer ses composants : aucun tutoriel sur YouTube La victoire sur soi est plus complexe que la poudre Que la lame et que la foudre, que la chatte et que le foutre Le mode d'emploi qu'ils vous vendent, c'est la libert� qui vous dupe Elles sont belles, ces vitrines, ces corps de femmes et ces billets Cerveaux estampill�s, valides par d'autres cerveaux cyniques Qui ont maquill� le gouffre entre rampant et z�nith Nous vivons dans leurs maquettes depuis nos fondations pill�es Je suis les traces qui s'offrent � moi, choisis le trottoir ombrag� Cet anonymat, j'y tiens, j'les laisse prendre les coups d'soleil Ils aiment les projecteurs, moi la nuit, donc je manque de sommeil Ferais des r�ves plus tard, quelque part dans une rame encrass�e Juste une seconde prise dans un mill�naire �a suffira pour que la gr�ce des choses m'�l�ve et me b�tisse Ni mieux ni pire, ces questions n'sont qu'abysses Et, sur un blues kabyle, face � leur mati�re, je choisirai l'�ther Merde, je m'�ternise, moi qui voulais faire concis Je m'emporte dans le lyrisme, c'est con mais b�n�fique Depuis un caf� � l'aurore, dans un bar de nuit p�riph�rique Le r�sultat est le m�me, je demeure sur la branche qu'on scie Enfonc� dans l'ivresse, je me d�cante apais� aussi Entre Haydn et Bone Thugs, Sun Ra et Fr�do Dard Rien � cirer qu'ils comprennent, pour l'unit�, il est trop tard Contrairement � la structure de ce texte, il n'y'aura pas d'baiser Rideau sur la sc�ne, quelques noms au g�n�rique Pour une vie, �a suffit bien, puisque la foule avale nos �tres Les recrache en bouillie historique dans des programmes au m�tre Qu'ils gavent � l'entonnoir dans des lign�es g�n�tiques Garde dans ton giron l'or pr�cieux de l'amiti� Aucune histoire de kilom�tre, m�me si l'oubli est un coma Nos morceaux d'vie communs, voici la seule richesse qu'on ait Prendre exemple sur D�mocrite, tout n'est plus qu'hilarit� Et je re-songe � ces immeubles aux terrains goudronn�s d'antan Les �t�s en plein cagnard bouffant des trottoirs san-priods Les boissons fra�ches et les d�lires dans des descentes � v�lo Putain, on a vieilli, maintenant on �l�ve des enfants Voici la plaie des d�cennies, je crois qu'je suis n� nostalgique Du coup, ma qu�te n'a pas d'avenir mais le pr�sent m'appara�t clair Je fais la part des choses, paix durable et guerre �clair Chacun ses illusions, chacun ses miracles antalgiques Un banc d'oiseaux dessine une pluie de gr�le, je note la rime au vol La reproduis � cette occas', vous l'entendrez dans quelques mois O� en serai-je alors ? Aurai-je d�nich� quelques voix ? Serai-je en vie ? Serai-je envieux ? Aurai-je la corde serr�e au col ? Parcours l'horizon en terrasse Cette bi�re est d�gueulasse, ne m'offre m�me pas l'Arcadie Pas m�me une �bauche d'utopie, eux r�gnent sur leur caddie Du coup, j'augmente les doses, chaque jour, �l�verai l'amp�rage Acharnons-nous encore, mes fr�res, la vie est r�sistante Pendant qu'les idiots collaborent, faut bien que l'actionnaire t'encule Te fourgue son soda de merde, ses chaussures � virgule La servitude en tant qu'mod�le de vie n'est m�me plus h�sitante Ne t'attends pas � trouver quelques r�ponses dans ces lignes Et c'est l� qu'�a devient fort, je creuse de plus en plus profond Le tamis ne d�voile rien, j'dois �tre aveugle et trop con Dans un sens, c'est pr�f�rable, comme ne pas d�battre sur C�line J'ai bien mon id�e sur la croix Le Christ aurait regard� ailleurs s'il avait pr�vu la bombe H Plus de trous dans la plan�te que dans un festival bondage Le forage se poursuivra vu que la demande s'accro�t Estivale attente, la Grande Motte en guise de Subutex J'remplis des plages, ouais, nos points communs s'arr�tent ici Po�mes et vinyles, du coup, mon art se p�trifie Condamne mes id�es noires dans le carcan de la presse Je sens venir l'�puisement du flux de cr�ation Les vert�bres �cras�es, j'en fais un vibraphone vivant Frappe chaque lamelle, hurlant mon gospel en riant Les divisions se multiplient, voici leurs seules op�rations Plus je creuse et plus le tas sur le c�t� me fait de l'ombre Faut croire qu'le type qui a fait l'Everest �tait coriace Qu'y a-t-il trouv� ? A-t-Il laiss� son corps las ? Car l'�puisement dans un but se propage, l�ger comme l'onde Je lis l'avenir dans mon caf� froid Mes oracles sont des hymnes carnatiques sous Moroder Incantations entre Machaut et Midnight Marauders M'impr�gne du chant des morts, vibration dans mon beffroi Us� par les vents, porteur de hurlements sinistres Mais aussi de cris de joie, chaleur des chansons de l'enfance Les temps changent, et chacun d'eux produira son engeance Les gosses grandissent et, un matin, ils pendront des ministres Si j'excelle dans la noirceur, ce n'est que pour m'en d�livrer Ainsi que de vous, ne l'prenez pas pour de l'ingratitude Juste le go�t de vivre sous de nouvelles latitudes Car ma propre platitude, j'en ai rempli des livrets D�lib�r�ment sans ambition, sinon celle de cr�er Je ne serai jamais � la mode, comme la Suze et l'altruisme Comme un blues noir des ann�es 20 dans un bal sudiste Un po�me anarchiste de Louis Calaferte ou de Ferr� Ce morceau, comme le reste, s'�teindra Je n'paierai pas la facture, j'm'en fous, j'ai toujours des bougies Tel Diog�ne, j'ai vu un gosse boire dans ses mains et j'ai rougi De ne pas me contenter de c'que le vent met dans mes bras

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Writers
  • Lucio Bukowski