L’oiseau fait sa cage

Album cover art for "L’oiseau fait sa cage" by La Rumeur

La Rumeur - Rap, France

L’oiseau fait sa cage

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Duration: 4:03

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Lyrics

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[Couplet 1 : Ekou�] Chaque cellule de son corps est le th��tre d'une guerre civile Les ann�es noires de son adolescence d�filent Regarde ta soeur comme elle grandit Les murs d�cr�pis du quartier lui parlent comme ils t'ont parl� � l'�poque A l'ombre de ces quelques esprits �clair�s bien s�r Par la lumi�re des commentaires d�j� tr�s anciens Qui ne les prennent ni en piti� ni pour leur meilleur copain Comme si le poids des confidences Cela condamnait au silence puis aux mauvaises influences Dieu merci, toute la chaleur que t�moigne le foyer Dans cette mer de b�ton il �vitera de se noyer Depuis le d�c�s soudain de son vieux p�re trop vite mis en terre Des suites d'une tumeur au poumon, � tellement respirer l'amiante Et les vapeurs de goudron de ces rues commer�antes Rebaptis�es � la sueur de ses mains de prol�taire Ou au volant de ces bulldozers pr�ts � servir le couvert De ces entrepreneurs locaux qui auront toujours le dernier mot Seul avec sa m�re et une soeur en bas �ge au quatri�me �tage D'une tour vieille comme le monde si on en croit le d�calage Qu'il y a entre ce paysage ingrat et le centre-ville Plut�t bourgeois et a�r�, carr�ment tranquille Le soir sous les fen�tres, d�s que le ton monte Il te dit avoir une revanche sur la vie � qui daigne entendre ce qu'il te raconte avec cette part de r�cit Donnant du coeur � l'ouvrage, aux pages noircies De ses trop r�cents passages dans les parages Entre nous, en 25 ans de vie de quartier A c�toyer les m�mes bancs, l'�t� au bord de l'�tang Au pied des m�mes b�timents l'hiver, toujours sans grand idylle A part descendre toute la bi�re qu'on pourrait trouver en ville Que reste-t-il ce soir ? A toi de voir mon fr�re Avant de rejoindre ton pieu aux premiers coups de barre de fer Parole d'un t�moin oculaire fatigu� dont les aveux opini�tres Ressemblent �trangement au vieux pl�tre de ces murs d�labr�s [Refrain : Ekou�] Le temps passe L'�tau se resserre Et l'oiseau fait sa cage Construit son nid de pierre Le temps passe L'�tau se resserre Quand l'oiseau fait sa cage Construit son putain de nid de pierre [Couplet 2 : Ekou�] Jusqu'au jour o� les pans de ces murs fissur�s Commencent � parler de travers Trahissent ses blessures D�finissent les contours de son sale caract�re Ses cris de col�re n'engagent que lui Se confondent aux bruits des grincements d'un engrenage o� l'�chec scolaire Enfante des cas sociaux, oriente leurs cas contraires Vers ces fili�res pourries consid�r�es comme l'aboutissement D'une politique de l'emploi pr�caire Qui a le m�rite d'�tre claire comme la came Lorsque qu'elle t'envoie au cimeti�re des hommes et des femmes (Quand est-ce que tu vas regarder la r�alit� en face ?) J'aimerais aller voir leurs enfants A ces encul�s de cols blancs Se r�p�te-t-il souvent Approcher doucement de la trentaine Sans grigri ni talisman dans ce d�sert de ciment Il n'y a que chez les trous du cul Que cette spirale de la honte vaut la peine d'�tre v�cue Ceux pour qui l'inculte est d'avant-garde Ou le culte du grossiste, le parfait exemple de r�ussite C'est bien triste Ses yeux pleurent quand il regarde sous son sombre ciel L'ombre d'une sage d�cision Bombard�e par le boucan et les odeurs de poubelle J'�cris son calvaire en po�sie Avec les mots qu'il pr�f�re, me confie sa m�re Et tous les jours je prie Pour peu qu'il s'en souvienne R�fr�ne ses instincts de folie � grand peine Spectateur de son propre drame Avant satur� d'aigreur, vient allumer les sir�nes d'alarme D�s que la ville s'endort, comme par hasard Au cr�puscule d'une bavure ou d'un contentieux de pourritures Cette atmosph�re suffocante le d�glingue doucement Quand plus rien ne te distingue d'autrui Tu t'aper�ois comme ce monde est petit Non seulement tu croises des seringues dans les aires de jeux Mais la flemme partout dans notre syst�me nerveux. Tu me diras que Toute volont� trouve son chemin si tant est qu'elle soit Couronn�e par un de ces plans de carri�re d'ouvrier comme papa Il le sait, il en souffre, putain L'ingurgite trop vite sans dig�rer ce qu'il bouffe Jusqu'� ce qu'il s'�touffe � l'agonie Recrache son mal de vivre � la figure de n'importe qui Les railleries des comm�res parleront de drogue dure (ben voyons) Et les rumeurs les plus folles iront jusqu'� dire Que d�sormais, il court derri�re les pigeons Dehors en cale�on, il se tape des barres de rire seul Dans son bien triste d�lire et puis il tire la gueule En se gardant de toute explication Car la d�mence arrive Par vagues successives et s'estompe Bref, encore un l�gume de plus dans le potager Pourri par le temps Ecras� par le poids de l'�chec et les pierres contagieuses des murs De ces putains de b�timents

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Writers
  • Ekoué