L’idiot qu’on a toujours été

Album cover art for "L’idiot qu’on a toujours été" by Hubert-Félix Thiéfaine

Hubert-Félix Thiéfaine - Pop

L’idiot qu’on a toujours été

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Duration: 6:11

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Lyrics

Quelque part dans la brume un voyant solitaire S'éloigne & disparaît sous les traits d'un enfant & son langage abstrait étoilé de mystère Nous dévoile un futur prophétique alarmant Sous les bulles de rosée & les vagues incertaines Qui brillent dans nos regards lointains de naufragés On entend le murmure effrayant des sirènes On redevient l'idiot qu'on a toujours été On redevient toujours l'ombre qui sonne le glas Le trou noir qui dévore son étoile еn faillite On redeviеnt toujours l'ombre dans la magma Qui souffle d'effarants degrés Fahrenheit On redevient l'idiot qu'on a toujours été Le nom des prédatrices nous remonte en mémoire À travers l'alphabet les souvenirs malsains Quand les amants perdus s'inventent un purgatoire & mendient l'assistance des esprits souterrains Dais loin des muses obscènes aux sourire cannibale Des érinnyes toxiques dont on a fait sécher Le venin qui sert d'encre au tampon pour leur bal On redevient l'idiot qu'on a toujours été On redevient toujours l'ombre qui sonne le glas Du trou noir qui dévore son étoile en faillite On redevient toujours l'ombre dans la magma Qui souffle d'effarants degrés Fahrenheit On redevient l'idiot qu'on a toujours été Après les ovations du dimanche des rameaux Le dieu mourant revient pour son vendredi saint À l'heure où les putains, les traîtres & les bourreaux Se rassemblent & défilent devant le sanhédrin L'heure où l'on voit tourner les démons de nos veilles Sur l'éternel manège ou sombrent nos pensées & quelque soit le sens des astres dans le ciel On redevient l'idiot qu'on a toujours été On redevient toujours l'ombre qui sonne le glas Du trou noir qui dévore son étoile en faillite On redevient toujours l'ombre dans la magma Qui souffle d'effarants degrés Fahrenheit On redevient l'idiot qu'on a toujours été Dans l'alchimie des villes éclaboussées de sève On voit des molécules qui cherchent l'horizon Des archets de violons qui se transforment en glaives & des chants inutiles sur de vaines partitions Nos corps sont des accords sur des ruines en puissance La musique c'est la mort qui s'invite dans la danse & les mots sont des trous sanglants dans le silence

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Writers
  • Hubert-Félix Thiéfaine