La derni�re : Inconnu � cette adresse

Album cover art for "La derni�re : Inconnu � cette adresse" by Baloji

Baloji - Rap, België/Belgique

La derni�re : Inconnu � cette adresse

0 Plays

Duration: 10:04

View ArtistView Album

Lyrics

Language:

*** Partie 1 : La Derni�re *** [Couplet 1] C'est l'charme trouble du d�j� vu Une sc�ne cent fois v�cue, cent fois attendue Parce que dans l'attente, on se projette Et quand arrive le moment, on est trahi par ses propres gestes Est-ce que l'on redoute le choc Ou d'vivre avec l'onde Maman n'est pas aussi belle Que dans mes songes Elle a des cernes noirs Creus�s par les larmes Une calvitie comme seul et mauvais d�frisant, entame Des fossettes scarifi�es qui feraient peur � sa petite-fille Mais elles ont les m�mes yeux en amande Qui vous mettent au d�fi Cette sayn�te se joue Sous une vieille paillotte Elle sirote son sucr�, moi j'ai du mal � d�glutir les larmes Qui me d�mangent la glotte Para�t que bon sang n'sait mentir Tantine marmonne, cach�e derri�re son menu Maman acquiesce d'un petit geste continu Elle me dit, "il est hors de question que l'on mange ici Juste les entr�es co�tent un kilo de riz" Les yeux �carquill�s J'ai dit Tantine, "s'te pla�t, choisis un plat Moi j'prendrai rien, mais au moins, juste mangez pour moi Et j'te donnerai les vingt dollars, � la fin du repas Pour acheter le riz, le pondu et les tilapias" [Couplet 2] Elle fait des petites boules de neige avec le manioc Qu'elle colorie, vert pondu, rouge, ocre Et moi, plus j'la regarde et je m'sens b�te Avec ce disque sur les genoux que j'n'ose m�me pas lui remettre Deux ans d'travail, engloutis par la g�ne Jet�s dans le foss� des traditions europ�ennes J'suis juste l�, � m'd�battre Dans une flaque d'eau douce On n'parle pas de musique Quand on a la mort aux trousses Les petits cr�vent de faim Pour No�l ils veulent de la viande On s'en fout de ton disque On veut des choses qui se revendent Une m�re qui �crit � son fils Apr�s 9125 jours C'est pas forc�ment un acte d'amour Mais un appel au secours Tu es mon fils a�n� Premier de la lign�e Nouveau coupable d�sign� Dans l'ordre renvers�, si si Pas de pi�ce rapport�e ici On n'distingue pas les fr�res pur-sang et les demis Depuis qu'les mariages sont des viols organis�s par les familles [Couplet 3] C'est l'histoire d'une rencontre Sous des n�ons capricieux Des gestes h�sitants Des mots qui piquent aux yeux Elle me dit qu'je suis juste le sosie de mon p�re Qu'elle a l'impression de revenir trente ans en arri�re Dans ces discussions, tout se dit dans l'infection des mots Leur rythme saccad� L'articulation qui s'�poumone en �cho Au bout d'chaque phrase, Maman dit Au nom d'J�sus Comme pour s'donner le temps d'ordonner sa pens�e d�cousue Tous les pasteurs du quartier Parlent dans leurs pr�ches D'la Maman dont l'enfant n'est jamais sorti de la cr�che Disparu en Europe En bord de Meuse L� o� les cigognes sont des m�res porteuses Loi et traditions Sont du c�t� des hommes parvenus Pas des femmes entretenues De petite vertu Avant d'aller au lit On m'mettait du piment sur le pouce Des Pampers jusqu'� mes sept ans Car il para�t qu'entre les housses Je r��crivais chaque nuit Notre chanson faussement douce Maman tu m'as laiss� enfant Je suis revenu Bisounours Dans le cycle du rejet Sentiment incertain Dans le cycle du rejet Ma rancSur est sans fin Je suis l'enfant parti avec l'eau du bain *** Partie 2 : Inconnu � cette adresse *** Un, deux, trois [Couplet 1] J'ai d�cid� de risquer ma voix J'ai refus� l'aigreur drap�e d'amertume L'h�ritage de ma fille sera ma gloire posthume Avec combien d'illusions ai-je pu na�tre Pour me permettre d'en perdre une � chaque jour On me dit qu'il faut qu'j'arr�te Que j'cours � ma perte T'as eu tes seize mesures de gloire Passe ton tour T'as br�l� soixante-mille euros Dans l'amour de l'art Et c'matin, t'as m�me plus de quoi remplir le r�servoir Les pr�ventes du concert sont fam�liques Report de la tourn�e par un mail laconique On me conseille d'acheter des clics D'acheter des views Mon public est confidentiel Il est happy few Musique trop noire pour les Blancs Trop blanche pour les Noirs La voix est trop clivante, le timbre r�dhibitoire Flow lin�aire, enc�phalogramme plat C'qu'on me reproche, je le cultive et j'en fais moi, mon mantra La revanche, c'est se rembourser soi-m�me Tandis qu'la vengeance, c'est vouloir faire payer les autres J'clos l'd�bat int�rieur En me mentant � moi-m�me � mon retour de Goma Lettre de radiation de l'ONEM Pour finir entre deux rayons Entre deux shifts Ceinture d'alu dans le Li�ge-Maastricht De sept heures vingt-huit Il court la gloire, je cours le risque La suite d'H�tel Impala sera mon dernier disque J'r�ponds plus aux recommand�s ni aux algorithmes All�gorie du damn�, les huissiers m'ont rendu mon hymne Car si la vie est courte Elle ne sera pas petite Au bord de la faillite comme au pied d'la r�ussite L� o� ils entendent le tic-tac de l'horloge, la cocotte-minute Moi j'entends le snare qui percute, qui bute et �a fait [Couplet 2] Retour � l'exp�ditrice Car m�me la date de naissance est factice Douze septembre, sept-huit, sept-neuf, quatre-vingts C'est pourquoi j'connais pas le dilemme corn�lien Parce que j'ai le champ du possible Imaginaire � forfait illimit� All�gorie d'une enfance inachev�e J'suis taill� du bois dont les r�ves sont faits Trente ans imprim�s sur la r�tine Elle vire noir d�lav� Tant que rien n'est pardonn� Rien n'est r�solu C'est pourquoi mon cSur est le tombeau d'mes disparus Syndrome d'Asperger D�s les premiers sympt�mes On apprend � mettre des mots sur les douleurs fant�mes Le corps absent que le cerveau continue d'irriguer Mais les nerfs sont avides Ils cherchent � combler l'absence Dans mon cas c'est [?] Tu rentres et tu changes la qualit� d'l'air Ta seule pr�sence alt�re l'atmosph�re Y a les jours avec toi Et il y a les jours impairs J'ai rien � faire dans cette ville si c'n'est �tre ton p�re Notre amour est la preuve que tout n'est pas h�r�ditaire T'es la seule r�ussite de ma vie Le reste n'est que chim�res Paroles en l'air J'suis un g�ant pour qu'tu puisses te mettre sur mon �paule Et voir aussi loin que Biggie Smalls De liedje van week est une catharsis salvatrice Du kaolin sur nos cicatrices Elle m'a demand� "t'as combien d'vies?" J'ai pas os� r�pondre J'ai arr�t� d'compter � la seconde Quand j'�tais le gars d'couleur chez les J�suites Le pensionnaire, � chaque punition, copier une page du dictionnaire avec les "E" en vert Au centre ferm�, on m'appelait Serge Monsieur Gianni pour le juge Balo dans le rap belge Suspect de type africain avant qu'l'alarme ne me perce le nombril J'ai d�couvert que mon sang �tait noir, couleur bile � vingt ans on cicatrise, � quarante on ampute Eux, ils entendent le tic-tac de l'horloge, la cocotte-minute [Outro] Moi j'entends les snares qui butent, qui butent, qui butent, qui butent Et �a fait [Vocal beatbox: Didier Likeng] Ta-ta (taca-taca) Ta-ta (taca-taca) Ta-ta (taca-taca) Ta-ta (taca-taca) (ad-lib) (On entend l'arbre qui tombe Mais pas la for�t qui pousse)

Rate this song

Rate this song

0/5.0 - 0 Ratings

5
0.0% (0)
4
0.0% (0)
3
0.0% (0)
2
0.0% (0)
1
0.0% (0)

Loading comments...

Credits

Writers
  • Baloji